WonderMum

La journée ordinaire d’une femme extraordinaire (10 qualités que tu as développées sans même les soupçonner)

Ce matin, quand mon réveil sonne, j’ai du mal à ouvrir les yeux. Clara, la petite dernière, tout juste 2 ans, s’est réveillée en pleurs 3 fois dans la nuit. Elle réclamait son père. Tu parles, 4 semaines qu’il est parti, je veux bien croire qu’il lui manque. A moi aussi il me manque. Mais le chemin est encore long, il ne rentrera pas avant un mois. Et je suis déjà au bout du rouleau.

Je file dans la douche avant que les enfants se réveillent. Trois minutes de détente avant d’attaquer cette journée marathon. Ou pas. Voilà déjà Evan, 5 ans, qui débarque dans la salle de bain. Il n’est pas encore 7h et j’ai déjà envie de pleurer. Il n’est pas encore 7h et je commence à râler.

Bon, je saute dans mon pantalon, j’enfile un t-shirt, je vais réveiller Clara et je me dépêche de servir le petit déjeuner. Au moins pendant qu’ils mangent je vais pouvoir me faire un rapide ravalement de façade pour effacer les traces de cette nuit hachée. Ou pas. Manifestement Clara a trouvé intéressant de verser son jus d’orange dans les Chocapic de son frangin. La situation vire au drame. Evan hurle, bouscule sa sœur qui fond en larmes.

L’heure tourne, ils ont à peine mangé, je vois déjà le regard de mon chef sur sa montre quand j’arriverai au bureau. La pression monte. J’inspire profondément pour tenter de garder mon calme, je sais pertinemment que si je m’énerve, ça va partir dans tous les sens.

« La journée ne fait que commencer… »

Je sers un nouveau bol de céréales à Evan et entraîne Clara dans sa chambre pour l’habiller. Evidemment, le t-shirt que je sors ne lui convient pas. Evidemment, elle veut mettre un collant alors qu’il fait 20 degrés. Je pose deux tenues sur son lit et lui propose d’en choisir une, vite, qu’on passe à autre chose. Finalement elle se résigne, me laisse lui enfiler une robe pendant que j’appelle son frère pour qu’il aille, lui aussi, s’habiller.

Quand j’arrive dans la cuisine, Evan est toujours attablé. Il a tracé un chemin en Chocapic sur toute la longueur de la table. « Regarde maman, c’est un chemin pour aller au port, pour aller chercher papa quand il rentrera. » Je m’apprêtais à lui hurler d’aller s’habiller mais je sens une boule me monter dans la gorge. Il a 5 ans, merde, il ne devrait pas avoir à supporter ces absences. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas le temps de m’épancher, la journée ne fait que commencer.

Je prépare un bib de lait pour Clara, elle aura au moins ça dans le ventre. Puis j’attrape un Tupperware dans le tiroir, y verse une poignée de céréales et entraîne Evan au pas de course pour qu’il s’habille. Je sens qu’il va me faire le même cinéma que sa sœur donc je sors mon téléphone et lance un chrono : « Tu choisis tes vêtements, tu les enfiles et je t’attends dans la salle de bain avant que ça sonne. C’est parti ! »

enfant de marin qui a des difficultés à vivre l'absence de son père
Comment aider ses enfants à gérer l’absence de leur papa ?

Clara a terminé son biberon, que je jette dans l’évier avant de la porter jusqu’à la salle de bain. J’ai mal au dos. Je lui colle sa brosse à dents dans la bouche.

« Je hurle intérieurement »

Evan arrive. Il a choisi un pantalon de sport et un t-shirt bariolé que ses grands-parents lui ont ramené de leurs dernières vacances. La tenue du dimanche en somme. Pas le temps de débattre d’esthétique avec lui, ça ira pour aujourd’hui.

Après avoir posé sa brosse à dents sur le rebord du lavabo, je file me préparer un truc à grignoter. Je jette un œil à la pendule. Comme je m’y attendais, je n’aurai pas le temps de manger donc je glisse mon morceau de pain dans un Tup, qui file illico au fond de mon sac à main. « Les enfants on y va ! »

Je commence à mettre les affaires dans la voiture et les vois arriver, chaussures à la main. Un autre combat en perspective. Plus le temps de discuter, je hisse Clara sur ma hanche tout en lui attrapant une veste, je l’installe dans son siège-auto et profite qu’elle y soit immobilisée pour lui enfiler ses sandales. Evan a enfilé une chaussure. C’est déjà ça. A son tour d’être installé vite fait bien fait dans son siège, hop, la deuxième chaussure est en place. On peut y aller.

Je ferme la maison, m’installe dans la voiture… « Mamaaaaan, je n’ai pas fini mon petit déjeuner ». Je hurle intérieurement, saute de la voiture, vais chercher la boîte de Chocapic oubliée sur la table, la lui colle entre les mains avant de démarrer.

Quelle mère indigne je fais… Mes enfants sont habillés n’importe comment, je ne me suis pas assurée qu’ils s’étaient bien brossé les dents, ils finissent leur petit déj’ dans la voiture et, en plus, je vais être en retard au boulot !

« J’attaque ma (deuxième) journée »

Je jette Evan à la garderie, non sans lui avoir rappelé combien je l’aime. Je saute à nouveau dans la voiture, direction la nounou de Clara. Là encore, déchargement express de l’enfant et son barda, gros câlin. Je repars. Merde, j’ai oublié de prévenir la nounou que la nuit a été compliquée.

Femme de marin et maman qui court tout le temps pour arriver à l'heure
Femme de marin rime souvent avec marathon quotidien !

Quand j’arrive au boulot il est 8h35. Mon chef regarde ostensiblement l’horloge de son PC.

Il est 8h35 et j’ai déjà l’impression d’avoir vécu une journée.

J’attaque ma (deuxième) journée. J’essaye de me concentrer en grignotant mon morceau de pain au-dessus du clavier. La matinée passe. J’ai faim. Je n’ai pas eu le temps de me préparer un truc à manger donc je file m’acheter un sandwich avant de m’y remettre. Il faut que je sois à l’heure pour récupérer les enfants ce soir.

Lorsque nous arrivons enfin tous les trois à la maison, je sens que les enfants sont énervés. Pour ma part, je suis exténuée, je sais déjà que je n’aurai pas la patience de supporter leurs cris. Je leur propose de jouer chacun dans leur chambre. Étonnamment, ils y vont, ce qui me laisse le temps de faire un drive que je récupérerai demain. Il n’y a plus rien à manger. D’ailleurs, je ne sais pas ce que je vais leur préparer ce soir… Mais il faudra que j’y réfléchisse plus tard car les premiers cris se font entendre. Le répit a été de courte durée.

« J’ai besoin de ma soirée tranquille ! »

Je me précipite dans la chambre de Clara, d’où proviennent les hurlements. Ils ont voulu faire un château. La table de chevet servait de tour. Ils sont montés dans la tour, la tour est tombée, Evan a mal au coude et la table de chevet est cassée, au grand désespoir de Clara. Je serre les dents. Moi, j’ai mal à la tête… Je m’assois par terre et ouvre les bras, où ils se précipitent. « Je veeeeuuuuux papaaaaa ». Et moi donc. Un gros câlin à trois permet finalement de calmer tout le monde, moi y compris.

Je leur fais couler un bain, non sans leur rappeler qu’à la première chamaillerie, tout le monde sort de la baignoire. Il va vraiment falloir que je trouve un truc à préparer pour le dîner. Après un rapide tour d’horizon du frigo et du congélateur, je n’ai que deux options : réchauffer une pizza ou refaire des pâtes, comme hier soir. Pour l’équilibre alimentaire, on repassera…

Au point où j’en suis, j’opte pour la facilité et lance le préchauffage du four avant de dégoter un tournevis, un marteau et quelques pointes dans le garage pour bricoler la table de chevet de Clara. Après cette journée, pas question de perturber son coucher ou sa nuit parce qu’un élément manquera à son espace : j’ai besoin de ma soirée tranquille !

« Éreintée … je m’effondre »

A la sortie du bain, la fatigue commence à se faire sentir. Heureusement, ce soir c’est pizza : avec cette motivation, les pyjamas sont vite enfilés ! On peut s’installer pour le repas, qui s’avère être un petit moment de grâce pendant lequel je prends enfin le temps de me détendre. Evan nous raconte comment la maîtresse a couru après Raphaël qui ne voulait pas se mettre en rang pour aller à la cantine. Ça fait beaucoup rire Clara. J’aime bien ces moments, dommage que leur père ne soit pas là pour les partager avec nous…

La pause est terminée. Je leur demande de m’aider à débarrasser. Ils se chamaillent pour savoir qui ouvrira le lave-vaisselle. Je le fais. Fin du débat. Oui, mais maintenant j’ai deux enfants frustrés sur les bras ! « M’en fous je débarrasse pas ! » Soit.

Finalement, ça me fera gagner du temps. Je termine de débarrasser pendant que chacun va choisir un livre pour le rituel du coucher. Je rassemble l’énergie qui me reste pour lancer un concours de brossage de dents, histoire que ça se passe le plus rapidement possible. Qui va réussir à se brosser les dents aussi longtemps que maman ?

Les enfants enfin couchés, éreintée, j’appelle ma meilleure amie et m’effondre en lui racontant ma journée :

« – Mais attends, tu t’en es super bien sortie, tu m’épates !

Pardon ?! T’as pas dû bien écouter ! »

Et si elle avait raison ?

Sous un autre angle…

Cette histoire est une fiction. Mes enfants sont, au moment où j’écris, plus jeunes que Evan et Clara. D’ailleurs, ils ne s’appellent ni Evan, ni Clara. Mais des journées qui y ressemblent, j’en ai vécu des centaines depuis la naissance de mon aîné. Des journées à la fin desquelles je me sentais nulle et dépassée. Et je suis certaine que toi aussi, tu en as vécu.

Je t’invite à reconsidérer ces journées avec la bienveillance d’une meilleure amie. La même bienveillance que celle que tu aurais envers ta meilleure amie si elle vivait cette situation.

10 qualités

Quand tu te lèves le matin, après une nuit entrecoupée que tu as gérée toute seule, et qui n’est sans doute pas la première depuis le départ de ton marin, ou quand tu ravales tes propres états d’âme pour préserver tes enfants, tu fais preuve d’une force et d’une persévérance indéniables.

Quand tu gardes ton calme alors que tes enfants te « volent » les 5 minutes de break que tu pensais pouvoir t’accorder, quand tu attaques une nouvelle journée avec le sourire alors que la précédente s’est terminée dans les larmes, tu te montres résiliente.

Quand tu gères de bout en bout les préparatifs, le départ et que chacun arrive à bon port, ou encore que tu mets à profit les quelques minutes dont tu disposes pour anticiper le drive ou la liste de courses, c’est que tu es organisée.

Quand tu supportes les crises et les aide à passer pour que tout le monde retrouve son calme, tu es patiente. Encore. Et encore.

L’abnégation dont tu fais preuve en sacrifiant ta pause déjeuner pour ne pas récupérer les enfants trop tard démontre ta bonté.

Quand tu laisses tes enfants faire des choix, tu encourages leur autonomie.

Quand tu mets en place des petits stratagèmes pour les faire coopérer, tu es créative.

Quand tu trouves des solutions pour réparer le jouet cassé, que tu trouves un plombier un dimanche soir alors que les enfants pleurent les pieds dans l’eau, ou que tu prépares seule votre déménagement, tu es débrouillarde.

Quand tu gères pendant des semaines, des mois, ta maison, tes enfants, ton boulot, que tu prends seule les décisions importantes pour ta famille, tu démontres chaque jour ton indépendance.

C’est ça une WonderMum !

Quand on change d’angle de vue, on s’aperçoit que ces journées révèlent de qualités qu’on ne soupçonnait même pas, simplement parce que c’est notre quotidien et qu’il nous semble tout, sauf exceptionnel.

Alors, quels sont ces moments de ta vie de tous les jours que tu peux reconsidérer avec plus de bienveillance ? Profite d’un moment de calme pour les identifier et les noter. C’est la meilleure façon de t’en souvenir la prochaine fois que tu verras la vague arriver. Et n’hésite pas à les partager en commentaire !

Pour simplifier au maximum les moments critiques de la journée avec les enfants, jette un œil à cet article.

Prends soin de toi et prends le temps de réaliser qu’il n’y a pas besoin d’être au top à chaque instant pour être une WonderMum !

Si tu as un peu de temps devant toi (oui, je sais entre minuit et 4h), tu peux même faire ce test gratuit très complet pour identifier tes forces de caractère et regonfler ton estime.

2 réflexions sur “La journée ordinaire d’une femme extraordinaire (10 qualités que tu as développées sans même les soupçonner)”

  1. Un grand merci pour cet article. Je me suis tellement reconnue dans toutes ces anecdotes, ça fait vraiment du bien de te lire et de prendre du recul sur notre quotidien.
    Encore merci 😊

    1. Merci pour ton retour, c’est exactement dans ce but que j’ai lancé le blog alors ça me fait plaisir de savoir qu’il atteint ses objectifs 😊

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